vendredi, novembre 02, 2012

NJ du pays de Fayence: "l'épuration sociale met le turbo" et "j'aime, j'aime pas"

Dans le NJ N°16 du pays de Fayence d'automne 2012, deux autres contributions d'auteurs m'interpellent et me suggèrent ces commentaires. C'est d'abord celui de Gil Pouzols "l'épuration sociale met le turbo". C'est ensuite celui de Gaëlle Chardonnet "j'aime, j'aime pas".


"L'épuration sociale met le turbo" de Gil Pouzol est dans la ligne de la tonalité du NJ, insatisfaction, malaise, mal être, d'une partie d'habitants du pays de Fayence face à la situation générale du pays, même si ces gens, en leur for intérieur, sont probablement heureux et contents de leur condition. Ce que Gil déplore est-il juste? Je crois que non. L'attractivité du territoire est un fait; les communes s'emploient à utiliser cet avantage "compétitif" pour attirer davantage les touristes, les visiteurs et les résidents potentiels - le marché immobilier est une réalité. Nous sommes un pays de liberté; la propriété privée est le fondement de notre société. Quand des gens du Nord ou d'ailleurs viennent à Fayence, y sont enchantés, envisagent d'acheter un bien par exemple un appartement dans une maison de village, et qu'ils en trouvent un à vendre dans une agence immobilière à un prix qui leur convient... Est-ce une injustice sociale que ces gens veuillent profiter de ce bien pour y venir en vacances en famille? Faut-il stigmatiser l'argent, les profits, le fric? l'épuration sociale met le turbo? Certes chacun a sa vision des choses et du monde qui lui est propre et qu'il peut exprimer, notamment dans le NJ; mais toutes les idées ne sont pas bonnes ni conformes aux réalités... Que le marché locatif soit limité dans un petit pays comme Fayence ou les autres villages, est un autre problème, qui n'a rien à voir avec l'argent, les profits et le fric comme le déplore Gil.

 "J'aime, j'aime pas" de Gaëlle Chardonnet verse dans la nostalgie de la vie des villages d'antan. Mais le monde est en perpétuel changement. Le changement se produit petit à petit de manière imperceptible sur le temps court, mais de manière importante sur le temps long. Quand on a vécu 70-80 ans, on s'en rend compte de manière éclatante. Le changement se produit parce que les hommes agissent librement, sans cesse tout au long de leur vie, avec intention pour atteindre des objectifs. Il en résulte que les idées doivent aussi se modifier pour s'adapter au changement à mesure qu'il se produit. On ne peut pas rester figé sur des idées et ne jamais changer. Les idées interviennent aussi dans le choix des actions des hommes et de leurs objectifs, notamment en politique. Les idées de chacun changent aussi au contact des idées des autres; toutes les idées ne sont pas bonnes, confrontées aux faits et réalités du monde. La société humaine est un entrelacs d'idées et d'actions en un mouvement perpétuel.

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