dimanche, juin 21, 2015

L'encyclique « Loué sois-tu, mon Seigneur » du pape François (24 mai 2015)

L'encyclique « Loué sois-tu, mon Seigneur » du pape François vient joindre sa voix à tous ceux qui pointent la menace du changement climatique sur la planète pour la survie de notre espèce. Un merveilleux exemple de l'intelligence collective faite de pensées diverses mais qui convergent vers une vérité indiscutable. Il s'agit aussi d'un catastrophisme éclairé comme en a parlé Jean-Pierre Dupuis et récemment Corinne Lepage. Savoir ce qui est en train de se produire doit nous permettre d'agir pour que la catastrophe ne se produise pas. Lire l'encyclique.  (je l'ai travaillée en y ajoutant un sommaire pour pouvoir s'y retrouver plus facilement).

J'en  extrais ici les paras 20 et 21 qui me paraissent  pouvoir s'adresser concrètement à nous tous en pays de Fayence, car il faut AGIR; notamment à tous ceux qui ne veulent pas trier leurs déchets; et aux élus qui ne vont pas assez vite pour mettre en place les moyens de tri et le traitement des déchets ainsi que pour promouvoir  la filière bois. Je mets aussi en commentaire une liste de liens.


Pollution, ordure et culture du déchet 20. Il existe des formes de pollution qui affectent quotidiennement les personnes. L’exposition aux polluants atmosphériques produit une large gamme d’effets sur la santé, en particulier des plus pauvres, en provoquant des millions de morts prématurées. Ces personnes tombent malades, par exemple, à cause de l’inhalation de niveaux élevés de fumées provenant de la combustion qu’elles utilisent pour faire la cuisine ou pour se chauffer. À cela, s’ajoute la pollution qui affecte tout le monde, due aux moyens de transport, aux fumées de l’industrie, aux dépôts de substances qui contribuent à l’acidification du sol et de l’eau, aux fertilisants, insecticides, fongicides, désherbants et agro-chimiques toxiques en général. La technologie, liée aux secteurs financiers, qui prétend être l’unique solution aux problèmes, de fait, est ordinairement incapable de voir le mystère des multiples relations qui existent entre les choses, et par conséquent, résout parfois un problème en en créant un autre.
21. Il faut considérer également la pollution produite par les déchets, y compris les ordures dangereuses présentes dans différents milieux. Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir. À plusieurs endroits de la planète, les personnes âgées ont la nostalgie des paysages d’autrefois, qui aujourd’hui se voient inondés d’ordures. Aussi bien les déchets industriels que les produits chimiques utilisés dans les villes et dans l’agriculture peuvent provoquer un effet de bio-accumulation dans les organismes des populations voisines, ce qui arrive même quand le taux de présence d’un élément toxique en un lieu est bas. Bien des fois, on prend des mesures seulement quand des effets irréversibles pour la santé des personnes se sont déjà produits.
Ces problèmes sont intimement liés à la culture du déchet, qui affecte aussi bien les personnes exclues que les choses, vite transformées en ordures. Réalisons, par exemple, que la majeure partie du papier qui est produit, est gaspillée et n’est pas recyclée. Il nous coûte de reconnaître que le fonctionnement des écosystèmes naturels est exemplaire : les plantes synthétisent des substances qui alimentent les herbivores ; ceux-ci à leur tour alimentent les carnivores, qui fournissent d’importantes quantités de déchets organiques, lesquels donnent lieu à une nouvelle génération de végétaux. Par contre, le système industriel n’a pas développé, en fin de cycle de production et de consommation, la capacité d’absorber et de réutiliser déchets et ordures. On n’est pas encore arrivé à adopter un modèle circulaire de production qui assure des ressources pour tous comme pour les générations futures, et qui suppose de limiter au maximum l’utilisation des ressources non renouvelables, d’en modérer la consommation, de maximiser l’efficacité de leur exploitation, de les réutiliser et de les recycler. Aborder cette question serait une façon de contrecarrer la culture du déchet qui finit par affecter la planète entière, mais nous remarquons que les progrès dans ce sens sont encore très insuffisants.

5 commentaires:

  1. La terre en a vu d'autre, et comme toujours dans pareil cas, elle saura prendre les décisions expéditives, pour remettre ce petit monde à l'endroit... déjà les dinosaures en avaient fait les frais. Comme il sera trop tard pour aller se réfugier sur une autre planète, il nous restera plus qu'à retourner dans nos cavernes...

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  2. bien sûr ce n'est pas la planète qui est en danger; c'est la place de l'homme. Rejeter en quelques minutes ce que la planète a stocké de matières organiques pendant des années (quelques décennies comparées à des centaaines de millions d'années) quand la température et le CO2 de l'atmosphère étaient beaucoup plus élévés ça semble ne pas pouvoir être bien! C'est revenir à ces conditions là:! Où les hommes trouveront-ils les conditions pour se nourrir alors? il faudra tous descendre vers l'extrême sud ou remonter vers l'extrême nord.... mais pas 9 milliards d'humains. C'est pourquoi le catastrophisme éclairé doit nous permettre de modifier s'il en est encore temps nos comportements de production et de consommation. Et ça cemmence pour nous ici en pays de Fayence.

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  3. Faut rester éclairé : aujourd'hui l'investissement majeur se fait vers l'exploration spatiale - les billets de nos dirigeants déjà retenus - pour aller vers des cieux plus cléments - tandis que leurs sujets affronteront un avenir incertain..... pour être gentil. Tout le reste est de la littérature. Ainsi soit il.

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  4. Une belle contribution de Marjorie Ughetto sur ce billet. Respecter la vie et la préserver!
    Bonjour ! Et un couple de plus pour fêter l'arrivée des nuits chaudes : le mâle lampyre "en habit queue-de-pie" et sa belle nommée "ver luisant".
    ils semblent porter chacun "une casquette".
    Ce sont des Insectes Coleoptères bien précieux : prédateurs d'escargots et limaces ; mais tous les éclairages des jardins polluent la vision des mâles, ils ne voient plus les lampions des femelles .... alors "Jardins Eteints pour Leurs Câlins au jardin !"
    Et pour en voir et en savoir plus, pensez aux sorties naturalistes sur le calendrier à www.autresregards.info
    Merci
    Bel été !

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