vendredi, mars 09, 2018

Le report sine die du lycée, pavé dans la mare locale continue de faire des vagues

Sous le titre "La pilule du lycée ne passe pas au conseil communautaire" Var Matin du 8 mars rapporte le conseil communautaire du 6 mars en ces termes: 

La « mascarade » du report de la construction du lycée à Montauroux a suscité de vives réactions
Lors de la séance de mardi soir dans la Maison de Pays à Fayence,
les conseillers communautaires avaient à débattre et voter les résultats des comptes de gestion, administratif et l'affectation des résultats de l'exercice 2017.

Détaillés par Éliane Féraud, vice-présidente en charge des finances, ils présentent tous un bilan excédentaire et ont été adoptés à l'unanimité, tout comme les autres délibérations qui avaient à traiter des déchets ménagers, de l'agriculture. des ressources humaines et des questions diverses.

Les élus en colère

Mais comme il fallait s'y attendre, l'ordre du jour avait été inversé et c'est bien sûr la «mascarade du lycée, (dont la construction a été annoncée l'année dernière par la Région à grand renfort de communication puis reportée il y a quelques jours). qui s'est invitée à ce conseil.


Des édiles qui ne décolèrent pas et le font savoir haut et fort: On s'est foutu de nous! scandait René
Ugo, le président de la ComCom, qui a fait part du projet de motion sur la réalisation du lycée en Pays de Fayence mais aussi pour qu'un calendrier crédible et précis soit établi afin d'assurer le début des travaux avant les élections régionales prévues en 2021.

S'adressant à François Cavallier (Callian) et Jean-Yves Huet (Montauroux), présents avec lui lors de la fameuse réunion de Marseille du 19 février dernier où ils ont appris le report du projet, le président a déclaré:

Je sais que vous vouliez être beaucoup plus véhéments et que votre action ne compte pas s'arrêter à ce projet de motion  Ce que François Cavallier a confirmé après le conseil. Voir ici.

Pour sa part, Jean-Yves Huet n'en démordait pas: «Nous avons dit à ces gens ce que nous avions à dire, mais pour eux on ne compte pas et cela nous ne pouvons le laisser passer.

Camille Bouge. maire de Tourrettes de poursuivre: « Christian Estrosi nous avait bien annoncé que le lycée de Fayence se ferait pour la rentrée de 2021. avant celui du Luc prévu pour 2023.

Raisonnables, sinon...

Mais ce qui dérange le plus les élus communautaires, c'est, qu'à la Région, on leur demande d'être raisonnables... Sinon... le lycée ne se fera pas, na!   Voir ce qu'en rapporte Jean-Huet

Comment peut-on se résoudre à ce que la parole publique d'un président d'exécutif régional, alors Christian Estrosi, soit remise en cause quelques mois plus tard?, s'écrient en cœur les élus, tous soudés.

En conclusion et pour le moment, cette motion tend à prouver que la volonté affirmée des élus est de continuer à avancer avec le conseil régional et le rectorat dans la réalisation de ce projet. afin d'offrir aux lycéens du Pays de Fayence les mêmes chances de réussite que les autres élèves de la Région. Sinon, c'est promis. ils passeront à la vitesse supérieure. d'autant plus que la fin des vacances approche et que les associations de parents d'élèves vont se mobiliser également.    C G.



Voir le billet d'humeur de Pierre Johann de Var Matin

11 commentaires:

  1. On ne sait sûrement pas tout sur cette affaire. On ne peut que rapprocher des propos comme: ruralité heureuse, lycée de confort, 600 lycéens, soyez raisonnables sinon... et selon JYHuet, le lycée ne se fera pas avant 20 ans. Le rectorat n'était sans doute pas d'accord dès le début ce qu'Estrosi a dû ignorer ou vouloir lui forcer la main. Entre temps Macron a été élu, et Jean-Michel Blanquer est ministre de l'éducation nationale. Le rectorat a des données sur la démographie scolaire des collèges Marie Mauron et Léonard de Vinci. Et sur la démographie de la population. Sur la base de ces données, on peut faire tous les scénarios d'évolution que l'on veut. C'est sans doute là que se situe le débat. Il nous faudrait une enquête d'Elise Lucet!

    RépondreSupprimer
  2. "les élus sont en colère"...
    Mais les citoyens le sont d'autant plus !!
    l'affaire du lycée ne fait que refléter leur gestion de territoire calamiteuse et peu sérieuse
    incompétences et mensonges , un cocktail détonnant !

    RépondreSupprimer
  3. une telle injonction à des représentants d'une population bonne enfant, me fait penser à un courant religieux, aucune confession de faiblesse, sinon... COMPRIS ?? au fond on pensait être régis par des courants politiques et tout à coup, se rendre compte d'une dure réalité...

    RépondreSupprimer
  4. Rappelez vous cavallier était contre le lycée au debut. Il y a que les c... Qui ne changent pas d'avis

    RépondreSupprimer
  5. Une chose à prendre en compte : l’immobilier dans les Alpes Maritimes commence financièrement à devenir insoutenable pour les actifs. Croyez-moi, le Canton de Fayence va devenir le nouvel Eldorado des salariés de la Technopole de Sophia-Antipolis voir même plus loin…...et oui, les terrains sont à moitié prix. Je connais déjà un paquet d’amis qui vont faire la bascule dans le Var. Donc le Lycée va devenir plus que nécessaire… (ainsi qu’une route alternative avant exacerbation de la population). A bon entendeur :-) Erika

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Erika,
      ce que vous décrivez comme scénario n'est ni plus ni moins ce que l'on vient de vivre en vingt années...
      pression foncière des Alpes-Maritimes ,
      Et pourtant !
      Résultats et constats !
      plutôt médiocre non ?

      Supprimer
  6. pas besoin d'être au coin d'un bistrot pour s'entre dire "on ne nous dit pas tout"...

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour,
    J'espère surtout que le Canton de Fayence ne prendra pas le même pli que les Alpes Maritimes en matière d’urbanisme. Les terrains se vendent avant que les routes ne soient construites, ce qui ne laisse que peu de place à l’organisation du territoire une fois la population installée. Le Canton de Fayence va subir cette pression, que les habitants le souhaitent ou non, c’est inéluctable. Autant donc anticiper tant qu’il est encore temps. La pression est d’autant plus forte que les Alpes Maritimes sont géographiquement encerclée, au sud, par la mer…à l’est, par l’Italie, et au nord par la montagne. L’issue de secours se situant vers la magnifique région du Canton de Fayence. Une éventuelle solution serait peut-être d’avoir au moins deux entreprises conséquentes offrant de l’emploi sur place. (Messieurs les Maires…) Cela éviterait peut-être l’importante transhumance routière en bord de lac aux heures de pointes. (Quid des touristes en plus l’été (??)). En tout cas, effectivement, à l’heure actuelle, je ne suis pas convaincue que le Canton est mis tout en œuvre pour gérer cette future marée humaine…mais je ne dis pas que c’est chose facile 😊

    RépondreSupprimer
  8. Pour ceux qui ont des comptes facebook, il est intéressant de revoir cette publication de mars 2017 - par François Cavallier - et surtout les commentaires... Cliquer.

    RépondreSupprimer
  9. Merci Pierre, malgré un compte Facebook, je n'arrive pas à accéder au lien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. bonjour: je ne comprends pas, tous les liens de ce billet sont hors Facebook.

      Supprimer

Vous êtes les bienvenus pour partager et commenter mon analyse de l'économie, de la société et de la politique. Tout peut être écrit et publié mais dans le respect de la liberté de penser de chacun et la courtoisie. A moi de proposer, à vous de réagir, de contredire et de donner plus de richesse dans le contenu, car les commentaires, parties intégrantes des billets, en constituent la valeur ajoutée. Les commentaires sont modérés. Je me réserve de supprimer ou de modérer tout commentaire indésirable selon les critères énoncés ci-dessus: propos racistes, attaques et invectives personnelles.