vendredi, février 11, 2011

Projet de Centre de valorisation énergétique CVE du Sivades à Grasse

Une réunion d'opposition au projet d'unité de valorisation énergétique de SIVADES à Grasse - incinération de la partie non organique des ordures ménagères, soit environ 50% du tonnage annuel de celles-ci - a lieu ce soir à Peymeinade. Pour comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire j'ai préparé ce billet... Lire...

6 commentaires:

  1. Je lis dans ton post que la question qui se pose est celle d'une filière alternative à l'incinération. La réduction à la source pronée par l'intervenant alsacien me paraît un
    peu utopique dans l'absolu, mais encore davantage dans le contexte du SIVADES (population "latine" + vacanciers). Le CSDU est régressif et se heurtera à la question de la localisation et de l'acceptabilité sociétale. En revanche, la véritable alternative est offerte, à mon sens, par la gazéification. Pour que tu puisses en juger, je t'adresse une présentation faite par le Pr ANTONINI, considéré comme le "pape" français de cette technologie. Elle a été faite dans le cadre d'un projet de la SEMARDEL assez proche de celui du SIVADES.
    J'y ajoute une autre conférence plus ancienne faite pour la Corse qui te fournira quelques éléments complémentaires. NB: ces documents ont été ajoutés aux liens "documentation".

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  2. j'étais à la réunion hier soir ( aucun élu présent: normal !j'ai regretté de ne pas vous y voir !) La priorité pour moi: l'information de terrain de Dany Dietman vice président de la com com des portes de l'Alsace, d'être mieux informée sur le projet d'incinérateur et me déterminer, comment être favorable à un projet vague qui sent la magouille, et lorsque l'on sait qu'il serait possible de réduire nos OM de la moitié avec un engagement de tous élus d'abord, et lorsque l'on sait le cours actuel des différents déchets : aluminium : 991€ la
    tonne, plastiques 230e , 108 pour le carton ...Pourquoi brûler des matières recyclables? Sans compter les emplois que pourrait générer le traitement des différentes matières (250.000) Une réunion se tient mercredi soir à Mouans Sartous j'irai sans doute ; je vous assure que cette affaire est grave et que le citoyen non seulement n'est pas informé correctement mais subira des méfaits financiers, et sur sa santé d'un tel projet ! Site à visiter peut-être: CNIID ,assos des maires ruraux(Hélène Bourge Daniel Dietman conférencier professeur de biologie et experience de terrain depuis plus de 20 ans!!

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  3. Chère CO

    Lisez mon dossier; c'est dense et long mais on ne peut pas faire autrement; vous le savez comme enseignante. Je crois être tout à fait objectif et complet sur le sujet;

    Personne ne veut assumer les conséquences d'une société de consommation ...
    Pas de décharges, pas d'incinérateurs, pas de boues de stations d'épuration... etc. etc.
    On va mettre ses ordures chez les autres en fermant les yeux... exemple à Septemes les Vallons. Là-bas des collectifs s'organisent pour empêcher les AM d'apporter leurs OM et nos communes d'apporter leurs boues de STEP.

    Pour les OM, nous avons exactement le même problème à Bagnols en Forêt 120kt/an mis en décharge ultime et la population locale s'oppose. Mais tout le monde veut continuer de consommer, consommer!

    Soit on arrête de consommer comme cela (c'est un autre problème... la décroissance ou moins de produits futiles ce qui a un impact sur l'économie et l'emploi...) soit on assume....

    Est-on prêt à accepter que les mégadécharges se développent partout?

    Soit on adopte des technologies de plus en plus sophistiquées (R&D) pour traiter les déchets: extraire la partie fermentiscible... méthaniser et faire du compost.... et traiter par voie thermique la partie non fermentiscible pour que ce qui va en décharge soit réduit au minimum. Voir ce schéma.

    Dans les pays plus densément peuplés que nous, la part envoyée en décharge ultime est de 5% seulement et le traitement thermique est de l'ordre de 40% (voir ce diagramme)

    Attention aux utopistes qui nous disent qu'on peut tout résoudre en triant! c'est impossible... du moins tant que nous consommerons comme maintenant.

    On voit sur le diagramme que la France n'est pas si mal placée et qu'en augmentant la part compostée dans des unités de valorisation organique, on se rapprocherait des pays plus performants à droite de nous; en effet en compostant la part fermentiscible (en vert), on réduit la part envoyée en décharge (en bleu). Le projet SIVADES est pour moitié cela... une unité de valorisation organique à Cannes. Et en agissant sur tous les points: composteurs individuels là où c'est possible, tri sélectif par apports volontaires, réduction des emballages inutiles, etc. etc. ON Y ARRIVERA!

    Encore une fois, voyez mon dossier où j'ai essayé de rassembler tout cela. Je ferai un résumé bientôt.

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  4. le procédé des opposants est tout à fait détestable; le projet SIVADES de CVO à Cannes et de CVE à Grasse est bien documenté et fait l'objet d'une communication depuis des mois. 25 élus délégués au SIVADES ont voté l'implantation des sites et le projet tel que présenté; les 5 opposants ont-ils lancé ces réunions d'opposition? Pas sûr puisqu'il n'y avait pas d'élus hier à Peymeinade. Faire venir un Dietman d'Alsace alors que celui-ci ne connaît rien au projet.... de qui se moque-t-on?

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  5. Bonjour à tous,
    je tiens également à rajouter, pour Mlle CO, que le SIVADES dispose d'un centre de tri des plus performants de France et d'un réseau de 8 déchetteries, de plus certaines mairies proposent aux personnes à mobilité réduite de les débarrasser de leurs encombrants à leur domicile... Tout cela pour vous dire qu'il ne faut pas croire que dans nos communes rien n'est fait.
    Le SIVADES ne désire pas "brûler des matières recyclables" dont il connait la valeur, étant donné que ces dites matières auront déjà subit un double tri chez l'habitant puis dans le CVO.
    Même si l'argumentaire de M. Dietmann était étoffé, il ne faut pas croire que tout était parole d'évangile. Même si l'Alsace est une jolie région, elle ne dispose pas DU TOUT des mêmes caractéristiques que nos Alpes-Maritimes, touristique, consommatrice et dense en population.

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  6. Quelques principes simples pourraient aider:
    -pas de ramassage d'ordures non triées (surveillance et amendes) et concessions à des sociétés de recyclage (ramassages et expéditions des déchets triés)
    -interdictions des médicaments et produits polluants et utilisation des eaux usées et des déchets organiques pour la production maraîchère de proximité
    Si l'on admet que les excréments, les résidus organiques, les médicaments, les nettoyants, les emballages et les machines usées sont de la pollution (et non pas des richesses), la spirale est sans fin...
    Ce n'est pas une question politique. Cela relève juste d'une question de savoir-vivre.

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