vendredi, octobre 21, 2011

Le plan pour rééquilibrer nos finances publiques - iFRAP

Pendant que l’agence Moody’s se donne trois mois pour dégrader ou non notre note AAA, la campagne présidentielle commence en France. Le sujet de l’équilibre de nos finances publiques et de la résolution de notre équation budgétaire est au cœur de la campagne. Sera élu président celui qui montrera qu’il aura le courage de prendre les décisions douloureuses qui permettront d’éviter à la France une situation de faillite. Pour l’instant, les diverses annonces, notamment côté PS, favorisent les augmentations de dépenses plutôt que la réduction des dépenses. Surtout, personne ne dit, ni dans un camp ni dans l’autre, quelles seront précisément les économies réalisées. Ce mois-ci, la Fondation iFRAP publie un plan précis pour sauver la note de la France. Plan qui porte à la fois sur les dépenses sociales de l’État et des collectivités, et qui permettrait d’économiser dès la première année 8 milliards d’euros de dépenses et de générer 20 milliards de recettes issues de cessions d’actifs de l’État.... Lire...

5 commentaires:

  1. organisation de droite, l'ifrap en est toujours aux recettes qui ne fonctionnent pas depuis des années que la droite est sensée les mettre en oeuvre.
    noter que vos contributions à cet organisme sont déductibles de l'impôt sur le revenu et de l'isf et que l'ajustement d'une fiscalité devenue absurde ne fait toujours pas parti des solutions envisageables (si, si, il ne faut pas imposer les riches pour qu'ils puissent investir et créer de la croissance pour les pauvres, ainsi fait mme l'oréal comme chacun sait)

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  2. Les propositions de l'IFRAP pour conserver la note AAA des agences de notation ne me paraissent être ni de droite ni de gauche. Il s'agit d'assurer un équilibre durable du budget de l'État - central, collectivités et social - par la combinaison de la fiscalité, des dépenses publiques, des perspectives de croissance économique et d'emploi. Quel sont les critères qui permettent de juger si % dette/PIB a franchi un seuil qui rend cette combinaison insoutenable, au vu de ceux qui ont des liquidités et acceptent de les prêter à l'État qui en a besoin? Dette sur PIB est un paramètre qui a les dimensions d'un temps, en l'occurrence pour le PIB annuel, un an; mais pour le PIB trimestriel 4 fois plus et pour le PIB décennal 10 fois moins, soit dans le cas de la FRance avec 8.5% du PIB décennal. Ce n'est donc pas ce seul paramètre qu'il faut considérer. Deux autres interviennent ce sont le montant des intérêts annuels en milliards et en % du PIB annuel, et le déficit avant paiement des intérêts. Quels sont les seuils à ne pas franchir pour ces paramètres? Les intérêts actuels sont 3% du PIB et le déficit avant intérêts reste positif. Un point d'intérêt en plus c'est de l'ordre de 8 milliards d'intérêts annuels en plus de déficit et de dette cumulative. Dans la situation actuelle, la France est comme un ménage ou une entreprise qui gagne 3000€/mois et qui dépense 4000€/mois continuement.

    L'Ifrap est dans son rôle de proposer des pistes pour assurer l'équilibre du budget sachant que les dépenses sont quasiment fixes et que les recettes sont incertaines. Considérant qu'une bonne partie des dépenses publiques sont incompressibles - mais la chasse au gaspi cad. les dépenses inutiles et inefficientes est nécessaire - il faut agir sur les recettes; d'abord en considérant un taux de croissance du PIB réaliste (moins de 1% au lieu de 1.75% pour le budget 2012), en taxant tout ce qui peut l'être avec justice, en supprimant les niches fiscales inefficaces, les taux de TVA réduits qui n'ont pas créé d'emploiis comme le 5.5% sur la restauration et dans le bâtiment, la défiscalisation des heures supplémentaires, le bouclier fiscal et l'impôt sur la fortune ... et si cela ne suffit pas augmenter le taux de TVA de 1-2% autant que nécessaire. On a malheureusment à renoncé à la taxe carbone! quant à la taxation des transactions financières, elle est conçue pour accroître de budget de l'Europe.

    Voir ci-dessous quelques liens en rapport avec le sujet. Dans notre compréhension de la crise et de son déroulement, on ne peut que se référer à d'autres - articles de journaux, think-tanks et universitaires de toutes tendances... y compris l'IFRAP, et en observant que les médias sur-réagissent en général et restent au court terme.

    - Dette et PIB; project syndicate

    - Les 35 heures et leur effet sur l'emploi; Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo...

    - Joseph Stiglitz; guérir l'économie; ; project syndicate

    - L'épouvantail des mesures de relance: ; project syndicate

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  3. nous sommes bien d'accord, mais je n'ai pas vu ds le papier de l'ifrap de référence solide à une refiscalisation des classes les plus aisées qui bénéficient des niches fiscales et qui sont les grandes gagnantes à court terme d'une politique de déficit couvert par l'emprunt... tout autant à courte vue!

    contrairement aux rêves de politiques clientélistes, ces classes aisées n'investissent pas efficacement les impôts qu'elles évitent, certes les antilles (par exemple) récupèrent quelques bateaux ou résidences de tourisme, mais l'essentiel se trouve dans une épargne financière (assurances vie pour un montant équivalent à la dette) constituée par des emprunts d'états, français pour la plus grande part, exotique pour améliorer les rendements apparents pour un solde important...

    et notre pays est à la fois surendetté et désindustrialisé par la vertu du désengagement public, faute de relais suffisant de l'esprit d'entreprise de nos concitoyens,
    toujours l'idée absurde que donner de l'argent aux riches est un gage d'efficacité... nos riches sont pour l'essentiel des héritiers gavés qui n'ont pas de raisons d'être, aux exceptions bien connues près, au niveau adéquat pour créer des microsoft ou des apple.

    s'il n'est pas évident de faire mieux par l'état, il est absurde de le mettre en position d'extrême faiblesse financière et de lui interdire dans les faits de chercher d'autres solutions... avec les forces vives qui sont une jeunesse bien formée et encouragée vigoureusement dans ses initiatives!

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  4. Nous sommes d'accord sur ce point. L'Ifrap est contre la "sur" taxation des riches (liens).; ils sont du point de vue que les riches produisent de la richesse qui profite à tous... le "trickle-down effect" intraduisible en français - la création de richesse dégouline de haut en bas. Je rappelle qu'après la 2è guerre mondiale le taux marginal aux États-Unis était de 90%. Et qu'actuellement il n'a jamais été aussi bas (chez nous 41%); en encore! par l'optimisation fiscale nombreux sont ceux qui échappent à l'impôt (lien).

    Voici un billet intéressant (en anglais) d'un jeune économiste qui analyse les inconvénients et avantages des inégalités (lien) de ce point de vue.

    Voir aussi cet article que je juge remarquable de Nouriel Roubini (lien).

    Je recommande aussi vivement le hors série d'Alternatives économiques qui vient de sortir "les chiffres 2012; l'économie et la société en 30 thèmes et 290 graphiques" (98 pages). Un travail remarquable d'Antoine de Ravignan et Sandra Moatti (lien).

    Enfin voir cette parodie d'une lettre de démission de Nicolas Sarkozy; il faut bien rire de notre misère (lien).

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  5. Le débat de ce matin 24 octobre sur France culture avec Christian Chavagneux (Alternatives économiques) et François Lenglet (BFM business) contribue à la compréhension de la crise de l'€, des dettes souveraines, crise dans la crise (lien).

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