samedi, mai 06, 2017

Force et Confiance du 4 mai sur l'agriculture de proximité

Force et Confiance le 4 mai 2017 était consacré à l'agriculture de proximité. C'est une soirée que j'avais proposée, bien avant la fin de 2016,  et organisée en invitant quelques intervenants avec lesquels j'avais été en contact (Maltae,    le collectif des Terres Fertiles et    Terre de Liens ainsi qu'avec le collectif local Demain pays de Fayence). Entre temps, Yann Rozier avec son projet Nice EcoFarm et Marc Peauger avec son association se nourrir sans mourir se sont ajoutés. Ils étaient annoncés par le carton d'invitation rappelé ici.


La mise en perspective que j'avais rédigée est ici.

  Les interventions d'Odile Jacquemin pour Maltae, Yann Rozier pour Nice-EcoFarm et de Pierre Pralus pour Demain pays de Fayence ont duré 10-12 minutes chacune.   Celle de Marc Peauger m'a parue la plus en relation avec le thême initialement conçu: une production de nourriture  à petite échelle dans son jardin, partagée en cas de bonne productivité, entre voisins, voire  mise au pas de sa porte pour partager avec des gens de passage.

Le débat, après les présentations, fut  intéressant. Car c'est de la disponibilité de terre pour cultiver qu'il s'est agi. J'avais mis cette question dans la mise en perspective, en relation avec les PLU et le reclassement en zones agricoles de grandes parties des communes, jusque là NB (voir mes liens sur ce sujet des zones NB),  c'est à dire envisagées comme constructibles en habitat diffus avec grandes surfaces et piscines.

C'est une chose que de protéger des terres agricoles  existantes de l'urbanisation et de l'artificialisation; c'est autre chose de transfomer des terrains considérés comme constructibles un jour... en terrains agricoles, où seules des activités agricoles peuvent être exercées avec des contraintes  sévères quant aux conditions d'exercice (statut d'agriculteur inscrit MSA et surfaces minimales d'installation) .

Le débat se résume par une controverse  entre François Cavallier et Jean-Yves Huet à laquelle  divers participants ont contibué. FC a exprimé un point de vue des plus consevateurs... trouvant toutes sortes de difficultés à l'acquisition de terres comme à Mouans Sartoux pour produire de la nourriture pour des cantines, arguant de l'économie et des coûts, déniant l'intérêt du Bio... au nom de réalités  ou de vérités  selon lui.... Je pense qu'il était justement en train de finaliser sa newsletter de mai 2017. Et je rappelle au passage qu'il avait aussi été opposé au lycée en pays de Fayence au début (voir la vidéo de la première pierre du Lycée en mars 1999 où il était absent).

Voici un article intéressant "le paysage dans les PLU" que je mets en relation avec  les PLU de Callian et de Montauroux en ce qui concerne le reclassement de zones NB en Agricoles A ou Naturelles N. Cet article n'évoque  pas ce que deviendront les petites parcelles de 5000m2 ou moins qui seront devenues agricoles et qui ne sont pas baties; comme celles-ci en bas des Garamagnes à Callian. 

A Callian, c'est au Nord et au Sud de la commune que le problème se pose. Lors de l'élaboration  du PLU le cabinet de Conseils Citadia avait recommandé de consulter les anciens pour connaître le potentiel agricole de ces zones. Ils ont expliqué que dans le passé lointain, avant les 30 glorieuses et l'arrivée massive des citadins, ces petites parcelles étaient  utilisées pour produire la nourriture.

La transformation des POS en PLU pour les zones NB en Agricoles, implique donc des changements sociétaux que nous commençons seulement à sentir et que le débat lors de ce Force et Confiance du 4 mai révèle. Les propriétaires fonciers font de la rétention.  Et même les propriétaires plus importants de la plaine en zones NC devenues A, font aussi de la rétention. Car dans les gènes de nos paysans, une terre ça se conserve. A la limite, ils préfèrent débroussailler à la roto-faucheuse et laisser en friche que de vendre ou de louer à bail rural.

Ce qui fut dit en conclusion: il faut trouver le moyen de mobiliser des terres agricoles dans l'intérêt collectif, des propriétaires fonciers et des jeunes agriculteurs à la recherche de terrains. Je suis optimiste, car nous sommes résilients et nous pouvons trouver des solutions à ces problèmes.




3 commentaires:

  1. FC et son non au Lycée au début: Ce que je l'ai entendu dire c'est que les jeunes de notre canton devaient voir autre chose que leur territoire et qu'il était sain qu'ils se frottent à d'autres individus issus de milieux socio culturels différents.

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