lundi, avril 18, 2016

Le boom des monnaies parallèles et la tentation des monnaies locales


Depuis le début des années 80, les monnaies complémentaires fleurissent en marge des Etats. Avec des motivations très diverses, qui vont du gain individuel à la recherche de lien social.

Quand la monnaie s'accumule dans les poches des uns et déserte celle des autres, elle échoue à jouer son rôle de "fluide de l'échange", pour reprendre l'expression du philosophe Patrick Viveret. La surmonétarisation des uns alimente la spéculation, la sous-monétarisation des autres les condamne à l'exclusion. Les monnaies sociales tentent de débarrasser l'argent de ses tendances spéculatives et inégalitaires et de le mettre au service de trois objectifs majeurs: relocaliser l'économie sur un territoire en dynamisant les échanges entre les acteurs locaux, encourager des échanges et des activités que la monnaie officielle ne valorise pas, et favoriser la cohésion communautaire. Suite...

Plus: le suucès des monnaies alternatives.

4 commentaires:

  1. Pourquoi pas des assignats genre période révolutionnaire. La monnaie de singe c'est bon pour les acheteurs. Avec un mouchoir en prime pour le vendeur qui pourra ainsi sècher ses larmes de dépit.

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  2. Non; les assignats c'était de l'argent créé à partir de rien et dont la confiance en leur valeur s'effondra très vite. Une monnaie locale n'est pas un substitut à la monnaie fiduciaire qu'est l'euro, seule monnaie avec laquelle payer ses impôts. Une monnaie locale est un système associatif; voulu par un ensemble d'utilisateurs et de prestataires, fournisseurs de biens et de services, dans l'espace restreint de ces membres au sein d'une association. C'est un moyen d'échange de biens et de services entre ses adhérents, volontaires à ce système pour préserver l'économie locale. Boulangers, coiffeurs, agriculteurs, maraîchers.... sont des exemples faciles à comprendre. Recevant le prix de leurs biens et services en monnaie locale, ils peuvent acheter les biens et services des autres producteurs membres. Si le dispositif essaime, il permet de réduire le volume des échanges avec l'extérieur du territoire. Cela contribue ainsi à la préservation des emplois locaux et à la diminution des transports. La valeur d'échange est la parité avec l'euro et il y a garantie de conversion en euros, à parité, pour les producteurs. La comptabilité des producteurs reste faite en euros.

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  3. Selon votre description, cette "monnaie locale" , cela s'appelle du troc, dont l'intérêt pour ses utilisateurs est qu'il échappe à l'impôt. Ce qui n'empechera pas ses utilisateurs de réclamer à la communauté tous les services et assistances gratuites diverses. Sur que cela va fonctionner.

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  4. Non! il n'y a aucune échappée de l'impôt. Les utilisateurs convertissent simplement des euros en monnaie locale sous la forme de billets ou d'un crédit sur une carte de paiement; et il commence à se développer les paiements smartphone via NPA. Quant au commerçant cela ne change rien pour lui du point de vue de l'impôt puisqu'il est tenu toujours de faire sa comptabilité en euros, de payer la TVA et l'impôt sur les bénéfices quand il y en a. Voyez le document d'étude que j'ai fait pour comprendre le système [lien]. Je pense que si on arrive à réunir en association un nombre suffisant de prestataires et d'utilisateurs, c'est un système qui ne peut que marcher.

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