« Quels que soient les déchets organiques ou industriels, ils posent toujours un défi environnemental et sanitaire majeur lors de la phase ultime de leur traitement, quel que soit le procédé retenu. »
L'évolution de la gestion des boues résiduaires en Pays de Fayence illustre parfaitement cette réalité. Pour s'affranchir des contraintes et des rejets liés à l’épandage agricole direct, notre territoire s’est tourné vers le compostage industriel sur la plateforme du Jas de la Maure à Tourrettes, gérée par la SAUR. Mais le remède s'avère presque aussi amer que le mal : l'exploitation à l'air libre, sans confinement ni traitement des odeurs à la source, inflige aux riverains un calvaire quotidien d'odeurs putrides et d’invasions de mouches, exacerbé par les chocs climatiques.
Face à la colère légitime des habitants et à l'unanimité des élus des 9 communes de la CCPF, l'État a fini par durcir le ton. Un arrêté préfectoral impose à la SAUR une échéance stricte au 31 octobre 2026 pour agrandir et étanchéifier ses structures de rétention des lixiviats avant les pluies d'automne.
Si cette date butoir n'est pas respectée, le collectif citoyen et les associations de défense disposent d'un arsenal juridique complet : saisie du Préfet pour astreintes financières journalières ou suspension d'activité, référé-liberté devant le Tribunal Administratif en cas d'urgence écologique, ou encore action civile pour troubles anormaux de voisinage. L'heure de la transparence a sonné : nous exigeons la création immédiate d'une Commission de Suivi de Site (CSS) pour contraindre l'exploitant à rendre des comptes mensuels. Le Pays de Fayence ne sera pas le déversoir passif des insuffisances techniques d'une multinationale.
Pour en savoir plus sur ce sujet, voir ceci sur mon site web.
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