Mardi 3 novembre 2026, la manifestation citoyenne au Jas de la Maure a marqué un point de rupture.
Nuisances olfactives insupportables, pululations de mouches, risques de pollutions par lixiviats lors des orages... Le seuil de tolérance des riverains de Tourrettes, Fayence et Saint-Paul-en-Forêt est définitivement dépassé.
Observateur attentif de la vie citoyenne de notre canton depuis plus de 20 ans, j'ai voulu porter un regard technique et chiffré sur ce dossier complexe. Et les données officielles révèlent un véritable marché de dupe :
Seulement 5 % des boues traitées sont locales. Avec 933 tonnes produites en 2025 par nos 8 701 abonnés (à une siccité élevée de 32 %), notre territoire ne représente qu'une fraction dérisoire des 18 000 tonnes annuelles autorisées au profit de l'exploitant (SAUR).
Un hub industriel d'importation. Le Pays de Fayence subit 100 % des nuisances d'un site à l'air libre pour traiter massivement des flux industriels venus de l'extérieur.
La jurisprudence Ensuès-la-Redonne. À l'image du site des Bouches-du-Rhône condamné à la fermeture définitive d'ici 2028, une telle infrastructure en milieu ouvert n'est plus viable.
L'heure n'est plus aux aménagements de surface. L'alternative pour la SAUR et les pouvoirs publics doit être binaire : le confinement total sous bâtiment en dépression d'air immédiatement, ou l'arrêt programmé du site et le déroutement de nos flux locaux.
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