
Et soudain, la France redécouvrit ses usines. C'était il y a quelques semaines à peine, lors de la campagne présidentielle. Aux chantiers navals de Saint-Nazaire, à l'ancienne aciérie de Gandrange ou à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, les candidats à la magistrature suprême, journalistes et caméras à leurs basques, ont multiplié les visites et les propositions. Le président élu, François Hollande, a lui-même placé au coeur de son projet économique le redressement industriel et productif du pays. Alors qu'il y a peu encore on ne parlait plus que d'économie de la connaissance, qu'Internet et les services à la personne promettaient monts et merveilles, croissance vigoureuse et emplois par centaines de milliers, ce retour en grâce de l'industrie peut paraître décalé. Il n'en est rien : notre avenir est bel et bien lié à celui de notre industrie.
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