dimanche, novembre 13, 2016

L'agriculture biologique en débat (suite)

J'ai publié cet article de Gil Rivière-Wekstein "Les fausses promesses du bio" parce qu'il fait lien avec le projet de monnaie locale le Belug en pays de Fayence, avec la préservation des terres agricoles, les amap et le retour vers une agriculture nourricière de proximité.  La réaction de Bruno Bazire, promoteur de la monnaie locale par l'association étincelles et de l'agriculture bio par le collectif Demain pays de Fayence participe donc au débat au plan local. Mais se référer à Wikipedia n'est pas la bonne méthode car ceux qui écrivent dans Wikipedia ne citent pas toujours toutes les sources. Je préfère me référer aux sources originelles en l'occurrence l'INRA l'institut national de la recherche agronomique



AccueilA la demande de France Stratégie dont le commissaire est Jean Pisany-Ferry, l'INRA a réalisé une étude et produit un rapport en 2012-2013  sur l'agriculture biologique.

L’étude « Comment rendre l’agriculture biologique française plus productive et plus compétitive ? », réalisée par des chercheurs de l’Inra pour le CGSP et publiée le 14 octobre 2013, a été au cœur d’une controverse. Afin qu’elle produise de la connaissance sur les divergences de points de vue, le CGSP et l’Inra ont organisé le 20 mars 2014 une réunion. Ces réflexions se sont poursuivies par un cycle de 3 séminaires de recherche et recherche-développement sur l'agriculture biologique (AB), organisés à l'automne 2014. Lire la suite sur le site de l'INRA ici.

Ce rapport a été contesté par un groupe de  chercheurs qui ont demandé le retrait du rapport, dans une lettre co-signée au directeur de l'INRA. Cette lettre mentionne justement l'implication de Gil Rivière-Wekstein auquel le rapport de l'INRA fait référence dès le début.
Le débat qui a pris une dimension polémique est rapporté par le site web REPORTERRE qu'on trouve ici en lien.

Extrait: L’INRA (Institut national de la recherche agronomique) a fini par réagir à l’article publié lundi sur Reporterre, dans lequel nous révélions que 119 chercheurs contestent un document présenté comme une grande synthèse de l’INRA sur l’agriculture biologique.

Retour au cadre local et à l'agriculture dans notre territoire

Je reviens au cadre local. Si j'ai publié sur l'agriculture biologique en questions, c'est parce que je me demande si une agriculture dite de proximité, conventionnelle et/ou biologique, peut produire durablement toute la nourriture nécessaire à l'alimentation d'une population donnée  - en quantité, en diversité,  en qualité pour la santé, et contenant tous les éléments nutritifs et organoleptiques... toutes caractéristiques qui sont en rapport avec la longévité que nous connaissons aujourd'hui, même si relation ne signifie pas causalité. Notre longévité a d'autres causes comme l'eau, l'assainissement et l'air que nous respirions.

Un territoire peut-il tout produire malgré  les contraintes de  sa topographie, de son climat, de son altitude, des caractéristiques pédologiques des sols, de la disponibilité en eau pour l'irrigation, de la structure foncière résultant de son histoire sociale,  etc....  aujourd'hui, clairement non, et c'est pourquoi les échanges permettent la distribution de la production spécialisée entre les régions.

Je me réfère à Terre de Liens et au Convertisseur - calculs de SAU surfaces agricoles utiles pour  produire les aliments que nous consommons pour vivre. Je m'amuse à construire cette feuille excel pour modéliser ce convertisseur.

3 commentaires:

  1. Bonjour Pierre. Il est une chose de se poser la question si notre territoire pourrait nourrir toute la population actuelle. La réponse n'est pas compliqué, c'est NON. En tout cas, sans d'énormes changement et d'amendement des terres. Par contre, le risque de prendre ces références nationales, qui sont établies pour fournir des supermarchés, avec la consommation des produits courants dans ces magasins, risque de perdre le lien qui est a retrouver des habitants et la terre qui les nourrit. Le bio pourrait nourrir l'ensemble de la France et de la planète, a conditions qu'il y ait un vrai changement dans l'alimentation. On ne pourra pas y arriver si l'on continu à consommer autant de viande, production qui consomme trop de terres et d'énergie. C'est donc sur un changement de comportement alimentaire qu'il faut travailler pour une meilleure santé de l'humain et de la terre. (désolé pour les fautes pas le temps de relire). Bruno

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  2. Oui Bruno; c'est aussi dans l'air du temps; changer la façon de se nourrir, manger moins de viande rouge, remplacer par du poisson, de la volaille ou du porc...; etc....
    Mais là aussi il faut se garder de l'idéologie. Je ne sais... même si je partage aujourd'hui aussi cette idée. Quel est le régime alimentaire qui donne la bonne santé physique et mentale, partant de notre vie dans le foetus, puis la toute petite enfance, le développement ensuite jusqu'à l'adolescence et à l'âge adulte; et ensuite conserver cela la vie durant jusqu'à la mort? Je ne suis pas si sûr que cela soit gravé dans le marbre quelque part. L'obésité a de multiples autres causes...

    Il y a un développement de la science de l'évolution qui émerge; c'est ce qu'on appelle l'épigénétique. Je te recommande d'en prendre connaissance.

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