samedi, octobre 01, 2016

L'état dit STOP à un site de dépôts illicite de déchets du BTP Var Matin 1 octobre 2016



Les services de l'état, DDTM en tete, ont mené hier une opération conjuguée sur un terrain privé de la commune de l'Est-Var. Objectif: mettre un terme au déversement de déchets du BTP

La commune de Tanneron, ses 22 hameaux, ses nillions de mimosas parfumés. ses rives enchanteresses du lac de Saint-Cassien et... ses décharges sauvages du BTP. Situé à l'extrême Est du département, ce charmant village paye sa proximité immédiate avec la Côte «Azur. Et sur ses routes sinueuses, il n'est pas rare de croiser d'énormes camions bennes chargés de gravats et immatriculés dans les Alpes-Maritimes. voire à Monaco.


C'est d'ailleurs ce ballet routier - des rotations de 2 ou 3 poids lourds toutes les deux heures - dans un lieu réputé pour sa tranquillité. qui a attiré l'attention (les habitants du quartier des Pourrières. Le manège a commencé il y a environ un an. Surtout les week-ends et en dehors des heures ouvrables, par souci de discrétion sans doute. Mais quand ils venaient décharger à 6h00 du matin, ça faisait un vacarme insupportable. Surtout quand ils agissait de traverses de chemins de fer, raconte Jean-Patrick, dont les fenêtres donnent sur la décharge improvisée en pleine zone naturelle.


Une montagne de gravats


Si aujourd'hui. les traverses SNCF ne sont plus visibles,  ne croyez surtout pas qu'elles aient été évacuées. Elles ont simplement disparu sous des mètres cubes de terre supplémentaires. Alertée au mois de juin. dans la foulée de la publication d'un article clans Va-matin (samedi 18 juin). la mairie de Tanneron s'est résolue à avertir le 3 août dernier la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Dreal).  Les choses se sont alors accélérées et hier matin, sous la houlette de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), les services de l'état concernés, accompagnés des 1e et 3e adjoints au maire, ont fait une descente remarquée sur les lieux du délit.

Il était temps. Depuis fin juin. le chemin d'accès au terrain qui sert de décharge est méconnaissable: élargi d'un tiers, il a été recouvert de ballast, parmi lequel apparaissent ça et là des attaches de rails et leurs boulons! Arrivés sur les lieux où les attend le propriétaire. Vincent Chery et Serge Lhotellier, respectivement directeur adjoint et chef du service juridique de la DDTM. doivent d'abord négocier la possibilité de pénétrer sur le terrain avant de procéder aux constats. Sur les conseils de son avocat, le propriétaire accepte de signer le formulaire d'autorisation de visite. Mais il ne veut pas voir la presse et s'emporte même contre une équipe de M6. Dehors, vous êtes ici chez moi. Je ne veux pas vous parler, lance-t-il au duo de journalistes un peu insistants.

Infractions multiples


Théodolite et mire en main. les techniciens de la DDTM procèdent aux relevés pour mesurer les dimensions de la plateforme aménagée sur le terrain. Dans le même temps, des agents du Service environnement, eau et forêt et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage tentent d'évaluer les atteintes au milieu naturel. Le constat est effarant: 1100 m2 de terrain boisé ont été défrichés sans autorisation. Quant aux volumes de déchets en tout genre, ils occupent 2200m2 à la base, 800m2, sur 25 m de haut! “Ce qui constitue une infraction au code de l'urbanisme, commente Sylvain Dutoit, représentant de la Dreal. De fait, le propriétaire s'est rendu coupable d'exploiter une installation de stockage de déchets inertes là encore sans autorisation. Un délit de plus que les services de l'état vont devoir verbaliser. Le propriétaire comprend qu'il va non seulement devoir arrêter de déverser des déchets sur son terrain, mais aussi le remettre en état.

Les dépôts illicites de déblais de terrassements ou de démolitions continuent de fleurir. Le dernier  se trouve donc à Tanneron au quartier des Pourrières. Selon mes infos, une entreprise de terrassements de Pégomas a acheté un terrain sur la commune pour y effectuer les dépôts de déchets provenant d'un chantier de démolition, d'une partie de voie de chemin de fer,  sur la Bocca. Il est incroyable que la tracabilité des déchets qui est une obligation légale n'ait pas  été suivie dans le contrat de l'entreprise. L'état et la commune sont donc aussi  responsables de cette situation.

Voir le Guide d'exploitation des déchets du BTP

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