samedi, octobre 01, 2016

Olivier Audibert-Troin: son livre «Le moment est venu de vous dire... » sort aux éditions Gillette


Interview Entre doutes et engagements militant, le député de la 8°' circonscription se confie dans un livre «Le moment est venu de vous dire... ». Il dédicace ce matin, à Draguignan

Il dédicace ce matin, son livre à  la maison de la presse de Draguignan. Le député de la & circonscription du Var se livre... Sur ses origines, sa passion pour la Dracénie, sa vocation. Loin de l'image qui le décrirait réservé, hautain... Je donne une allure extrêmement sophistiquée dit-il. Il est un autre, dont il livre quelques contours dans son ouvrage. Indépendant, fidèle et juste  sont qualificatifs qu'il revendique et veut voir transparaître au fil des pages. Olivier Audibert-Troin revient sur son engagement politique, sur les cloutes qui l'animent aussi... Cet ouvrage, qui revient sur les engagements du député en matière de Défense notamment, est aussi un plaidoyer pour la ruralité. La ruralité. son dernier engagement militant... Entretien Var Matin 1/10/2016
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Pourquoi, au bout de trente ans de vie politique, choisir de vous livrer dans cet ouvrage?


Depuis mon enfance, j'ai toujours écrit. Mon environnement est fait de bouquins... Ces dernières années, j'ai beaucoup changé, et j'ai estimé que j'avais des choses à dire. C'est pour cela que j'ai décidé de publier...

Votre mandat de député vous a changé?


Oui. Avant j'étais un militant politique... Depuis que j'ai été élu député, je m'aperçois que les affaires du pays ne sont pas aussi binaires que droite d'un côté, et gauche de l'autre... Bien sûr, la gauche reste la gauche et la droite reste la droite, et aucun des deux ne sera le FN. Je crois que personne ne pourra me prendre en défaut là-dessus. J'ai essayé de mener ce mandat pour tous, pour tous les maires de ma circonscription, qu'ils soient de droite comme de gauche. Aujourd'hui, dans le contexte qu'est celui de notre pays, je pense qu'il y a de bonnes idées à droite comme à gauche, et qu'on a tout intérêt à arrêter à s'en inspirer.

Le mandat de député était-il un aboutissement dans votre « carrière » politique ?


(Il réfléchit...) Oui, je n'ai pas honte de le dire. Mais en revanche, je ne sais pas si le terme « carrière » correspond bien. C'est une vie.

Vous revenez sur vos premiers pas en politique, grâce à François Létoard, vous rappelez tout votre soutien à Jean-François Capé.


Je suis fidèle. Sans Copé, je n'aurais jamais été parlementaire. Bon nombre de grands élus départementaux et nationaux, à commencer par l'équipe Sarkozy, ne voulaient pas m'investir alors que tout avait été fait dans ce sens. Copé a soutenu ma candidature. Sans lui, je n'aurai pas eu l'investiture...

A l'heure de l'application de la loi sur le non-cumul des mandats, votre choix est-il fait?


J'ai prévenu que si j'étais réélu député, je choisirais le mandat de parlementaire. Même si je pense qu'un mandat local nous permet de rester en phase avec le    territoire.

L'agglo, la ville ne vont-elles pas vous manquer?


C'est pour cela que je propose que soit créé un «conseil des territoires », pour éviter d'être totalement déconnecté. Essayons, comme je le fais deux fois par an avec les états généraux de la circonscription, de faire le tour de tous les dossiers qui existent sur le territoire. J'avais proposé un amendement à la loi NOTRe en ce sens : il a été voté en première lecture à l'assemblée nationale mais retoqué par le sénat. Je le reproposerai dans le cadre des lois à venir. Et puis je reste convaincu que l'on peut être parlementaire et s'intéresser à la vie locale, soutenir les projets etc. Je pense que l'on peut très bien essayer d'inspirer une politique et la faire porter par d'autres. C'est le sens de ma vie en tout cas. Et puis je ne suis plus tout jeune, je ne vois pas beaucoup mes enfants... Peut-être que le sens de la vie politique, c'est ne pas cumuler les mandats être un peu un spécialiste     comme j'ai
voulu le faire sur les questions de défense et la ruralité. Même si j'avoue que les institutions de la République m'intéressent beaucoup...

Si la loi devait être modifiée, reviendrez-vous sur vos propos? Non.


Si la loi change, je resterai seulement parlementaire. Je sais, vous allez me dire: «ils disent tous ça » mais moi je le ferai...

Ils disent tous ça aussi...


Et bien nous verrons! Vous jugerez sur pièce. Je suis passionné de sport auto, je rêve de partir suivre tous les grands prix de Fi dans le monde, je suis passionné de lecture et d'écriture...

Cet ouvrage sonne un peu un programme de campagne?


Si les idées que je porte depuis tant d'années apparaissent comme étant des propositions pour la campagne à venir, je ne peux pas vous dire le contraire. En même temps, on ne peut pas me prendre en défaut parce qu'il y a une campagne qui approche. La défense de la ruralité, la lutte contre les «zones blanches» je la porte depuis plusieurs années, je suis en train de faire voter dans toutes les communes concernant le sort réservé à la ruralité par rapport à la dotation d'équipement des territoires ruraux qui a baissé dans le Var. Toutes ses actions que je porte depuis tant d'années, oui bien sûr je vais les reprendre durant la campagne.

La défense de la ruralité occupe justement un large chapitre de votre ouvrage.


On est en train de créer une France à deux vitesses : la France métropolitaine d'un côté, la France rurale de l'autre. On habite aujourd'hui en territoire rural par défaut, parce qu'on n'a plus les moyens de vivre dans une métropole. Ce n'est pas un choix c'est par obligation. Cela entraîne des frais (de déplacement notamment) supplémentaires alors que déjà, le revenu des familles a diminué. Il y a un vrai basculement dans l'appauvrissement de la population rurale. Je crois d'ailleurs que cela participe au vote Front national.

Davantage que l'insécurité?


Quelle insécurité sur nos territoires ruraux? C'est le sentiment d'abandon qui domine... Rajoutez à cela que le téléphone mobile passe mal, qu'il n'y a pas d'internet, que l'on est à l'écart de tout et vous avez un vrai ras-le-bol porté par les classes populaires.

Le choix de la défense c'était une évidence?


A Draguignan, on baigne dedans ! Et puis, je reste convaincu que la Défense c'est aussi la diplomatie, les affaires étrangères. Je plaide d'ailleurs pour que l'assemblée nationale mette en place une commission unique, comme c'est le cas au sénat.

Au moment de retourner en campagne, quel regard portez-vous sur le mandat écoulé ?


J'ai vécu cinq années d'épanouissement dans mon mandat, on rencontre des gens extrêmement intéressants, et pas seulement les maires mais aussi les citoyens.

PROPOS RECUEILLIS PAR K. M. kmichel@nicematin. fr

Le moment est venu de vous est publié aux éditions Gilletta. 10 euros. Le député l'a dédicacé ce matin à la Maison de la presse de Draguignan. Une fois remboursés les frais d'impression et de diffusion, les bénéfices seront reversés à une association caritative de la circonscription.


Plus: Le non cumul des mandats semble poser des problèmes aux élus de tous bords. Le contournement de la loi, si elle est maintenue,  se fera par des créations d'institutions supplémentaires comme ces états généraux de ceci ou de cela!

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