dimanche, octobre 27, 2019

Nouveau journal du pays de Fayence: édition automne 2019... dans la perspective des municipales 2020.

Cette excellente édition du NJ appelle à de nombreuses réflexions:  sur les futures municipales de mars 2020, dans la perspective du changement climatique, de la transition écologique, de l'appel à plus de proximité... Voici quelque réflexions que me suscite sa lecture.
D'abord, je veux préciser que je suis membre actif du NJ depuis très longtemps. Je vous invite donc à y adhérer et à payer une modeste contribution de 17€ ou 25€; cette cotisation est la base du financement du journal c'est à dire des coûts de son édition et de sa publication. Sachant que la conception est le fait des seuls bénévoles qui s'y emploient chaque lundi soir. 
Cela dit, je commenterai les 3 extraits sur l'eau; le premier par Rose Marie Lambert pages 12 et 14; le deuxième par Corinne Guillerault page 16; le troisième par Jacques Récy et Jean Gault page 24. Je ferai dans un autre billet  un commentaire sur la solution permaculture pages 26 et 27 et sur la carte des producteurs locaux pages 30 et 31.

1: les propos de Rose Marie Lambert sur l'eau sont pertinents quant à la limite de la ressouce en eau:   en voici l'extrait 
OUI l'eau est la ressource essentielle de ce pays qui a permis son extension depuis 40 ans, avec un habitat étalé et dispersé à travers tout le territoire.  De l'eau sous pression avec un débit suffisant et potablisée, servie par les réservoirs des communes qui gèrent le bon fonctionnement de leurs réseaux respectifs (la loi Notre impose la mutualisation de la compétence eau au 1/1/2026 au plus tard Voir les billets du blog sur l'eau).  C'est l'aménagement du prélèvement des sources de la Siagnole depuis 25 ans qui a permis cela: modernisation du réseau de transport de l'eau prélevée - bon an mal an 10 millions de m3 par an, sans jamais de rupture même en période minimale l'été. Mais cette ressouce est effectivement limitée  à 10 millions de m3/an, et ce sur la base des statistiques passées; sans conéquences possibles du changement climatique. Nous en consommons nous, communes du pays de Fayence 45% ; ce que nous ne consommons pas est utilisé par le réservoir du Gargalon à Fréjus - sinon elle serait rejetée - et sert à alimenter les réservoirs des communes du littoral. La poursuite de l'urbanisation, les PLU, les objectifs de limiter la hausse de la population  affirmés dans le SCOT (1.3% en moyenne par an)... ne peuvent que nous rapprocher de la limite de cette ressource.  L'élaboration des PLU et du SCOT n'a pas suffisamment tenu compte de l'eau.
Cela di, à ma connaissance il n'y a pas eu de coupures d'eau depuis les réservoirs d'aucune des communes. Il doit donc s'agir d'abonnés direct E2S car non alimentés par les réseaux communaux. Ces quelques abonnés E2S sont alimentés au fil de l'eau sans stockage intermédiaire donc en eau brute. Mais cette eau est de qualité quasi minérale. Il arrive qu'à cause de travaux, notamment le nettoyage annuel des canaux Romain et Jourdan, l'alimentation soit coupée ou réduite; ou en cas d'incident.

2: Les propos de Corinne Guilleraut  sont aussi pertinents. Extrait:"Le deuxième sujet concerne les restrictions d’eau qui touchent certaines communes de notre canton. Pourquoi attendre le dernier tiers de l’été, après de longues semaines de canicule et de sécheresse, pour limiter l’usage de l’eau ? Nous l’utilisons pour l’arrosage des pelouses, le remplissage des piscines, l’amusement en centres de loisirs, le lavage des véhicules etc… sans regarder à la dépense, puis les communiqués s’affolent comme si, une fois de plus, nous avions compris trop tard l’urgence d’être économes de ce bien précieux. Il est souhaitable que l’eau soit un bien commun, car qui mieux que les communes peut la gérer de manière désintéressée et équitable ? Mais il est également souhaitable que les futurs élus se
penchent sur l’usage qui en est fait par les citoyens dès le début de l’été, pour éviter que nous ayons
à payer le prix exorbitant d’un usage dispendieux à l’époque où les cigales ne pensent encore qu’à
chanter."
Les restrictions d'eau cet été lors de la sécheresse ont été prononcées de manière totalement erronée par la préfecture. Il n'y avait aucune raison de le faire pour les communes alimentées par les prélèvements de la Siagnole.

3: Création d'une association des usagers de l'eau. J'ai déjà réagi sur cette initiative par ce billet en ma qualité de censeur d'E2S. LIEN.  Je confirme. L'idée de faire des branchements pour particuliers proches des, et sur les,  conduites d'eau de transport de gros diamètre,  ne sera jamais acceptée. Ce serait un retour à la situation d'avant E2S, cad. avant 1993 où il existait de multiples branchements sur les conduites de la Siagnole. La politique du département via E2S a été de spécialiser la production transport distribution d'eau brute aux réservoirs des communes; et la construction de réseaux communaux des réservoirs jusqu'aux compteurs des abonnés en eau sous pression et débit assuré.  L'idée de remettre en service des canaux d'irrigation comme par le passé est bonne mais relève d'autres réseaux  qu' E2S et des communes. Il s'agit de prélèvements des rus qui descendant des collines Nord et qui alimentent le Riou Blanc et le Biançon (*) Voir cette carte du réseau.. Il s'agit d'eau sans pression partagé entre des utilisateurs d'amont en aval; selon quelles règles et avec quelles contraintes vis à vis de l'Agence de l'eau. Il est clair que tous ceux qui ont pu avoir de l'eau sous pression alimentée par les réseaux communaux, s'y sont abonnés. Ce dispositif concerne donc des jardiniers et paysans dans la plaine.
(*) Le Riou Blanc devient le Biançon après la confluence avec la Camiole.



Plus: Extrait de mon étude publiée le 3/11/2017....  On voit ... que la Siagnole est un petit bassin (15.3 litres.Sec-1.km-1. La grande variabilité saisonnière avec un débit d'étiage très faible en été rend cette source d'alimentation vulnérable. C'est la raison pour laquelle des forages été creusés dans la plaine pour suppléer aux sources. Ces forages ne fonctionnent qu'en cas d'insuffiance, comme en 2017. Si le pays de Fayence continuait de se développer comme au cours des 20 dernières années, il est possible que des pénuries d'eau se produiraient durant les mois d'été, période d'étiage et d'afflux de population dans le canton. Pénurie d'eau n'est pas absence d'eau mais inadéquation de la fourniture d'eau par rapport à la demande. En cas de sécheresse sévère il n'est pas impossible qu'il faille une jour imposer des restrictions afin de maintenir les réservoirs pleins. Des systèmes efficaces de restriction d'eau devraient donc être installés. Lien vers cette étude.

2 commentaires:

pratclif a dit…

Le NJ est un réseau social Comme ceci.
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Unknown a dit…

Je ne connaissais pas le NJ, après avoir lu qques articles, je reconnais la nécessité de pouvoir s'exprimer à fin d'infos. Merci à vous pour hier (pétanque) et à bientôt. Robert