dimanche, septembre 07, 2014

Logement : stop à l’interventionnisme de l’État - iFRAP

En matière de politique du logement, l’État dépense beaucoup sans efficacité car en empilant mesures et contre mesures, il appuie à la fois sur le frein et l’accélérateur ! En effet, parce que le logement est considéré comme un bien essentiel, l’administration et les politiques se sont toujours considérés comme légitimes à le réglementer le plus possible. Aujourd’hui, dans le pays le moins dense d’Europe, alors que le manque de logement est connu de tous et que des taux d’intérêts exceptionnellement bas font du loyer un placement attractif, il est paradoxal que l’investissement dans le logement soit en chute libre. Connaissant en plus l’attrait historiquement fort des Français pour la pierre, il faut bien admettre que des causes externes ont grippé le système et reconnaître que la cause principale en est l’intervention de l’État. Lire la suite sur le site de l'iFRAP.

13 commentaires:

  1. Sur un territoire attractif comme le nôtre il est heureux que l'Etat limite l'urbanisation en réglementant la constructibilité des terrains : la liberté dans ce domaine serait catastrophique, à l'image de certaines régions côtières espagnoles durablement abîmées.

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  2. Parfaitement d'accord avec l'anonyme de 18 heures. Sans limitations de l'état, c'est la porte ouverte à tous les abus en matière de constructibilité. Il suffit de se rappeler que certain maire local réclamait (pour ses supporters, bien sur) le droit d'obtenir la constructibilité de n'importe quoi. L'enrichissement facile pour les uns et les problèmes pour les autres. Au niveau des secteurs urbains - petites et grandes villes- le frein principal à l'investissement locatif (d'habitation et non pas saisonnier au black) est l'ultra protection des locataires qui peuvent vous mettre a genoux et même a poil avec la bénédiction et les conseils des assos spécialisées dans le genre. Celui qui a connu cela n'est pas pres de remettre au tapis pour se faire gruger.

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  3. Il me semble à lire certains, que nous aurions dû faire comme les Corses et peut être que ceux qui s’expriment sur ce sujet ne sont pas des méditérranéens mais des étrangers qui ont pu bénéficier de notre largesse d’esprit ! Aujourd’hui installés ils ne voudraient plus personne ?

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  4. "des étrangers qui ont pu bénéficier de notre largesse d’esprit ! "...notre expert multicarte oublie deux choses, d'abord que le droit de propriété n'a rien à voir avec la nationalité, ensuite qu'en fait de "largesse d'esprit" il s'est plutôt agi de contributions sonnantes et trébuchantes et même le plus souvent très sonnantes et très trébuchantes et qu'on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, enfin tous les commentaires de ce donneur de leçons montrent de manière éclatante qu'il est bien mal placé pour parler de largesse d'esprit ou de tolérance.

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  5. Ça vole toujours bas le débat en pays de fayence

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  6. Tout ce qui concourt à augmenter le coût - donc le prix d'échange - d'un produit ou d'un service, le rend moins accessible au plus grand nombre et en restreint l'usage à un plus petit nombre de consommateurs, cad. ceux dont les revenus permettent d'acheter à ce prix. Cela s'appelle aussi la raréfaction. L'étude de l'iFRAP pointe des causes d'augmentation des coûts de construction. Comme toujours les causes sont multiples et inter-liées; dont les terrains disponibles, les modes de construction, les normes et les règlements, les procédures administratives etc... C'est particulièrement le cas dans les villes qui sont des centres d'activités économiques, où les équipements publiques sont importants: enseignement primaire, secondaire et supérieur... activités culturelles etc... Il faut que tous ceux qui participent à l'activité dans les villes, puissent se loger dans des conditions correctes, accessibles à leurs revenus, sans que cela mange tout leur revenu.

    Dans notre pays de Fayence, le problème est là aussi pour les logements des actifs locaux, ceux qui servent la population en chalandise et en services. Le problème du logement dans le Var a fait l'objet d'assises.

    Mais chez nous, l'autre aspect du problème non traité dans cette étude de l'iFRAP, c'est l'étalement urbain. Une dispersion de l'habitat sur le territoire des communes qui implique l'extension des réseaux et des services publiques, de plus en plus coûteux à mesure que l'étalement progresse et que la taxation des particuliers et des entreprises ne suffit pas à satisfaire. Il y a aussi l'environnement. Le problème est de savoir quel modèle de développement est viable aujourd'hui pour nos communes, en fonction de l'évolution sociale et économique que l'on observe depuis environ 2 décennies mais dont la poursuite est incertaine.

    C'est pourquoi les communes doivent élaborer des PLU pour tenter de maîtiser ce phénomène. Là aussi le facteur augmentation du coût - donc le prix d'échange - des terrains et des résidences, conduit à la raréfaction donc à un accès restreint à moins de consommateurs. C'est bien ce qu'on observe dans nos communes, sans qu'on atteigne les niveaux de Saint-Tropez, de Saint-Jean Cap Ferrat ou de Cap d'Ail.

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  7. Les espaces d'habitat dispersé de nos communes sont occupées en grande partie par les classes moyennes supérieures. Voir l'émission de M6 cette semaine.

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  8. Il faut savoir qu’à la base une grande partie de la population de nos communes était des propriétaires dans les années 50 et 60, mais face au développement de la société de consommation et à une demande d’achat des étrangers (français et autres), la tentation de faire de l’argent facile, a fait que beaucoup de nos citoyens ont vendu leurs biens pour acheter voitures neuves, vivre plus aisément…, sans penser à leurs enfants. Certes aujourd’hui certains des enfants du pays rencontrent des difficultés pour faire face à l’explosion des prix des logements.
    Pour les autres je dirais tout simplement que lorsque l’on choisit de s’établir dans une région de la côte d’azur, il est clair que les prix sont plus élevés que dans le Cantal ! Alors doit-on aujourd’hui bloquer complètement le développement de notre région, commune, ou créer des logements à prix modéré pour faciliter le logement ?
    Il est clair que notre région et particulièrement le pays de Fayence attire de plus en plus de résidents de toutes catégories et qu’il faut mettre des bornes pour préserver la qualité de vie en préservant les espaces verts qui en font sa beauté.
    Le PLU ne sera pas la clé de la solution car ce n’est que le remplacement en quelque sorte du POS !
    Ceci dit beaucoup de détracteurs ( « étrangers donc non originaire de la région » ) de l’évolution de nos communes, particulièrement de la plaine, sont bien heureux de trouver tout le confort de la ville et lorsqu’il manque une infrastructure ce sont les premiers à aller gémir à la mairie pour la réclamer !
    Cordialement
    Michel GRAILLE

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  9. L'avenir dira si l'évolution passée - le fait que la région attire de plus en plus d'étrangers - se poursuivra; car nous sommes dans une situation de crise de société et d'économie qui annonce une nécessaire transformation. Le capitalisme en a connu d'autres; mais celle-ci est plus grave encore! saura-t-il se transformer cette fois encore? Cela fait 150 ans que Marx nous annonce que le capitalisme ne survivra pas à ses contradictions: aujourd'hui il y a des profits faramineux dans la finance, sur des actifs financiers virtuels qui n'ont rien à voir avec la production de biens et de services réels pour assurer et accroître la prospérité des gens. Cela accroît les inégalités entre riches et pauvres et en même temps de multiples besoins de la société ne sont pas satisfaits. Le chômage massif en France et dans le monde, est le symptôme le plus vif de cette maladie qui nous ronge.

    De la réponse collective - sociale et politique si difficile à émerger - à cette crise de société, dépendra la transformation évoquée, bonne ou mauvaise. Cette transformation aura forcément un impact sur notre région; c'est ce que veux dire par "l'avenir dira si l'évolution passée - le fait que la région attire de plus en plus d'étrangers - se poursuivra..." La difficulté pour les élus est d'agir en fonction de cela!

    Vous avez raison, les PLU sont des POS révisés, mais en tenant compte de multiples aspects nouveaux, dont l'environnement, les anticipations d'évolution de la population, l'étalement urbain, etc... Consulter le dossier d'élaboration des PLU dont celui de Callian sert d'exemple pour notre pays de Fayence [lien].

    Cordialement

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  10. Mr Graille. Si vous appelez "largesse d'esprit" le fait de vendre un terrain a moutons sans valeur réelle et qu'aucun paysant ne voudrait acheter, mais fortement enrichi par le seul fait qu'il se trouve classé soudain en zone constructible, vous prenez vraiment les gens pour des imbéciles. A ce sujet vous pourriez ajouter que ceux ayant bénéficié sans efforts et sans frais de la spéculation sont des bienfaiteurs de l'humanité. Vous êtes probablement comme certains qui attendent le pigeon "étranger" - originaire de plus de 50 km du canton- pour bien l'assaisonner .Pour un peu, vous pourriez ouvrir un tronc, comme a l'église en exigeant que les dits "étrangers" ne fassent que passer, mais sans oublier d'y déposer leur chèque tandis que vous les méprisez. Vous n'oubliez qu'une chose : lorsque l'on vient ici, comme d'autres viennent alleurs, et qu'ils paient leurs contributions diverses qui vous font souvent vivre, ils sont ici chez eux au même titre que vous même.

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  11. A anonyme du 13 septembre, 2014 17:48
    La vente des terrains à moutons s’est faite par le fait qu’à une époque l’agriculture dans notre région avait du mal à nourrir correctement la population, que les jeunes préféraient faire d’autres métiers, que les étrangers quittaient leur région pour rechercher notre climat, donc les municipalités y compris celle de Montauroux à l’époque avec son maire communiste J Krempf avait modifié le POS pour donner plus de possibilités de construction y compris la zone commerciale de la plaine tant décrié à ce jour.
    En ce qui me concerne vous n’avez pas de chance car personnellement j’ai dû dans ma jeunesse faire un crédit pour acheter mon terrain et j’avais construit ma villa de mes propres mains sur mes heures de repos ! Je n’ai donc jamais bénéficié de ce dont vous pourriez croire ! Les « étrangers » ne m’ont jamais rien apporté personnellement et je n’en attends rien non plus, désolé !
    Je vous accorde que certains autochtones, certes en ont et en bénéficient ainsi que des « étrangers » eux-mêmes qui sont venus ici pour en exploiter la situation !
    Permets- moi de vous rappeler que nous devons être 10 à 15 % d’autochtone et que la majorité des commerçants, entrepreneurs sont des étrangers qui vivent de cette extension de population.
    Précision, je ne méprise nullement les « étrangers » comme vous le dites, mais simplement je relate les faits !
    Ma vie je ne l’ai pas faite grâce aux « étrangers de Montauroux » mais à une société internationale pour laquelle j’ai travaillé 40 ans.
    Cordialement
    Michel GRAILLE

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  12. @Michel Graille
    Vous touchez la problèmatique de l'urbanisation de zones rurales devenues périurbaines. Nul besoin de vous justifier en décrivant votre cas personnel. La différence de prix entre un terrain dit "agricole" mais sans qualité agronomique pour la production de nourriture, et un terrain pour construire, est de 1 à 100; le prix d'un lot contructible est de l'ordre de 250000€ - plus ou moins selon la situation. Quand un "indigène" reçoit un terrain de ses parents il peut le vendre sur le marché, ou construire pour lui et sa famille. Dans les deux cas le gain est dans la valeur de l'actif transmis ou créé. On peut réfléchir sur la plus-value ainsi disponible, soit à la vente du terrain soit du bien créé. Il existe une taxe pour participation aux coûts de la voirie et des réseaux par les communes [PVR]; il existe une taxe sur les plus-values immobilières [lien], et une taxe sur les mutations [lien]. L'État peut aménager les lois.

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