Les objectifs de réduction d’artificialisation devraient s’adapter au désir des Français de vivre à la campagne, suggère, dans une tribune au « Monde », Jean-Marc Esnault, directeur du campus agricole The Land.
Les chiffres ont la dent encore plus dure à l’encontre des campagnes. Entre 2006 et 2014, une augmentation de 3 % des ménages en zone rurale a contribué à 10 % de la consommation totale de foncier, alors que, sur la même période, une augmentation de 53 % des ménages en zone urbaine a représenté 31 % des superficies artificialisées. La faute à la maison individuelle, qui est, et de loin, le mode d’habitat le plus répandu à la campagne, un habitat particulièrement consommateur de foncier.

