lundi, septembre 04, 2017

Cultiver son jardin ne serait pas écologique: voici un article décoiffant!!!

Voici un article particulièrement décoiffant!  le sujet c'est que le jardinage ne serait pas écologique. Mais bien plus, car il a trait aussi à l'urbanisation - chacun sa maison dans un jardin, habitat dispersé consommateur d'espaces  de biodiversité. Il s'agit de  l'urbanisation tentaculaire à la périphérie de nos villes et chez nous de nos villages.... Bref, à lire cet article, on a TOUS TOUT  faux....  Envie de lire? C'est ici....

Et voici l'une des réactions extraites des commentaires:

"... un bon article sur le fond qui incite à prendre du recul pour voir un peu mieux la perspective d'ensemble.  Le survol de n'importe quelle banlieue pavillonnaire, où que ce soit dans le monde, comme la vision désolante de la façon dont les petits pavillons et leurs petites pelouses remplacent champs et prairies dans les villages, et dès qu'on est sur un terrain en pente, nécessitent de gros travaux contre le ruissellement .... Et ne parlons pas du cycle continu engrais+arrosage - tonte par tracteur à moteur thermique - ramassage de déchets verts par des camions pour faire du mauvais compost industriel... au bilan environnemental pas bien brillant. C'est notre cas voir la déchetterie et le soi disant compost produit NDLR.

Pour autant, le jardin est il la seule cause de l'extension continue de l'habitat pavillonnaire? Cela reste à approfondir. C'est en cela que le titre et le contenu de l'article restent réducteurs. Peut-on dénier aux habitants des villes vivant dans de petits appartements, dans des immeubles collectifs et dans des environnements très artificiels l'aspiration à un peu plus de verdure? Un enjeu majeur serait de bien comprendre les besoins que remplit la maison individuelle et de voir comment un habitat plus collectif et donc dense et en hauteur pourrait répondre à ces besoins.


D'autre part les mauvaises pratiques mentionnées dans l'article ne concernent pas que les jardins privés, mais plutôt la gestion des espaces verts. Combien d'entreprises, de collectivités, de zones d'activités, de copropriétés ne rechignent pas à abandonner la pelouse régulièrement tondue pour rendre de grandes surfaces à un développement un peu plus naturel et qui réclamera moins de passage de matériel à moteur?


L'article mêle ainsi deux sujets distincts, urbanisme et pratiques de gestion d'espaces verts, et fait au passage une victime collatérale, le potager domestique, qui peut prendre des formes variées: par exemple les anciens jardins ouvriers ou communaux que mentionne l'article
."

2 commentaires:

  1. Je le trouve moyennement "décoiffant". Il est évident que pour les lotissements péri-urbains avec le tryptique "gazon, palmier, piscine", est très moyennement écologique. Il n'y a qu'a aller voir sur Google Earth (en zoomant) la périphérie des villes côtières du 06. Après, il existe d'autres approches. Ici (sur Fréjus, Saint Raphaël), je connais encore beaucoup de potagers urbains cultivés de longue date. Personnellement, on a un parc de 6000 m2 avec un potager (bio) de 400 m2 et une trentaine de fruitiers. Le potager est partagé avec toujours une ou deux personnes du voisinage qui habitent en immeuble, et qui viennent travailler un bout de jardin. Les tailles du parc sont passées au broyeur et utilisées en mulching. Bien sûr, ni gazon, ni piscine dans ces potagers qui sont uniquement alimentaires. Les savoirs sont partagés entre anciens, etc... De grands arbres (20 mètres), des arbustes (locaux : lentisques, filaires, etc..), des hérissons, tortues, oiseaux (que viennent croquer la multitude de chats du quartier, c'est un problème lié justement à la biodiversité), des renards (qui viennent croquer nos poules) et parfois des sangliers dans les tas de compost (qui viennent y chercher les insectes).

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